ATHLÈTES DU MOIS D’OCTOBRE : MEGAN WILLAR ET MEGAN FROST

De premiers mondiaux juniors qui ne passent pas inaperçus

Il y a à peine quelques semaines, Megan Frost et Megan Willar ont prouvé qu’elles avaient leur place au sein de l’élite mondiale de leur sport. Les deux nageuses du Club de natation de Pointe-Claire ont fièrement représenté le Canada aux Championnats du monde juniors de nage en eau libre, leur valant ainsi le titre d’athlètes All Tides du mois d’octobre.

La compétition a eu lieu du 16 au 18 septembre derniers à l’île de Mahé, aux Seychelles, à l’est du continent africain. Frost et Willar ont toutes deux pris part à l’épreuve de 10 kilomètres, en plus d’unir leurs forces à celles de Diego Paz et d’Oliver Risk pour terminer 9es du relais mixte 4×1500 m.

Les courses ont été présentées dans des conditions météorologiques peu enviables, mais les Québécoises sont parvenues à relever le défi.

« Malgré les vagues et le courant fort, elles se sont bien débrouillées et c’est notamment grâce à la qualité de leur préparation avant la compétition, a commenté leur entraîneur Martin Gingras. Un point important à souligner est que les mondiaux juniors ont été reportés d’environ un mois. Tout le monde était en vacances alors que les deux filles étaient seules à s’entraîner, c’est beaucoup plus difficile mentalement et elles ont bien fait ça. »

Au final, Megan Frost a pris le 22e échelon du 10 kilomètres, parcourant la distance en 2 h 16 min 25,4 s. De son côté, Megan Willar a fini 27e en raison d’un temps de 2 h 22 m in 26,7 s.

Force tranquille

« Le diable se trouve dans les détails », comme le dit le proverbe. À la fois réservée et dévouée à son sport, Megan Frost s’assure de faire tout en son pouvoir pour s’améliorer. Un atout qui l’a grandement aidée en vue des Championnats du monde juniors, aux dires de son entraîneur.

« Elle n’a raté aucun entraînement durant la pandémie et est toujours à son affaire. Ça lui a donné un sacré coup de main à la reprise des activités et ensuite à atteindre de nouveaux standards », a-t-il expliqué.

Selon lui, la constance de la nageuse de 19 ans fait en sorte qu’elle se démarque jour après jour.

« Certains connaissent des hauts et des bas, mais Megan, peu importe le type d’entraînement qui est prévu, je sais quel sera son niveau. Sa rigueur aide à tirer le groupe vers l’avant. Aux mondiaux, elle a réussi à appliquer toutes les stratégies et les techniques que nous avions travaillées. Je suis vraiment fier d’elle », a ajouté M. Gingras.

Megan Willar est toute aussi engagée, un trait indispensable en eau libre. Spécialisée dans les courses de 200, 400 et 800 mètres à la piscine, elle a tenté sa chance aux 5 et 10 kilomètres en eau libre au terme des sélections de l’équipe nationale qui se sont faites sur 1500 m, en avril dernier.

Un tout autre entraînement l’attendait pour des épreuves bien différentes que celles disputées à la piscine, et où les compétitrices jouent du coude dans une eau agitée et se battent contre le courant.

« Ça affecte la technique, tu dois lever la tête plus souvent et c’est un apport musculaire complètement différent. Megan a décidé d’aller explorer à l’extérieur de sa zone de confort et a abordé le tout avec une belle ouverture d’esprit. Je suis très fier du chemin qu’elle a parcouru. Elle est très rapide, si sa confiance continue de se développer, elle pourrait vraiment bien performer. »

Participer aux Championnats du monde juniors étant déjà une victoire, leurs performances auront de quoi inspirer plusieurs coéquipières et coéquipiers. Fort à parier que ce n’est qu’un début pour les deux Megan de Pointe-Claire, qui seront à surveiller au cours des prochaines années.

PERSONNALITÉ DU MOIS D’OCTOBRE : PIERRE LAMY

Pierre Lamy : l’importance de transmettre sa passion

Depuis bientôt 40 ans, 38, plus précisément en janvier prochain, l’entraineur Pierre Lamy prodigue ses conseils aux nageur(euse)s québécoi((e)s. Ces dernières années, c’est aussi auprès des entraineur(e)s qu’il partage son savoir à titre de maitre-entraineur au Québec. Depuis 2012, pas moins de 119 entraineur(e)s ont été évalué(e)s et ont reçu leurs certifications aux formations « Natation 2021 » et « Natation 301 » par Pierre Lamy.

Son apport à la natation québécoise est très important depuis de nombreuses années, il allait donc de soi qu’il soit nommé personnalité All Tides du mois d’octobre !

C’est avec une fierté et une admiration bien sentie qu’il parle de sa dernière cohorte et de ses quatre décennies de métier.

« C’est valorisant de voir qu’il y en a d’autres qui aiment notre profession, qui y mettent du temps et qui sont heureux là-dedans », affirme celui qui adore croiser ses élèves en action aux différentes compétitions. « C’est de la formation continue, alors il faut maintenir le dialogue. Je suis ouvert avec eux. »

Un amour qui persiste

Pierre Lamy a eu un coup de foudre pour son sport lorsqu’il a assisté à des épreuves de natation aux Jeux olympiques de Montréal, en 1976. Il reviendra d’ailleurs aux piscines du Parc olympique bien des années plus tard, à titre d’entraineur au Centre national d’entrainement.

Originaire de Sorel-Tracy, il est déménagé à Québec afin de poursuivre la pratique de son sport lorsqu’il a fait son entrée au Cégep. Une fois le moment venu de s’inscrire à l’université, c’est toutefois en mathématiques qu’il a fait son admission.

« Je suis allé à l’université pour m’entrainer et je savais que je trouverais mon chemin un jour. »

C’est le cœur qui a dicté la route de l’étudiant-athlète qui a bifurqué vers des études en activité physique, car la satisfaction du devoir accompli et le côté humain étaient plus présents dans la natation, particulièrement à compter de l’âge de 23 ans, lorsqu’il est devenu entraineur.

« J’étais toujours dans le milieu du sport et je trouvais que j’avais eu un beau parcours et je voulais redonner aux autres. J’aimais ce que je faisais et l’esprit de gang était là. »

Les mathématiques ne sont toutefois jamais demeurées bien loin après ce changement de cap, car ce qui l’a aussi attiré dans le métier d’entraineur, c’était la planification et la résolution de problèmes. Comme en mathématiques.

« (J’aime) trouver la bonne solution pour que les athlètes puissent s’en sortir ou pour réussir une épreuve. (Je fais) toute la planification de ce processus vers le développement, plus que vers la performance à tout prix. Oui, la performance va venir, mais pour y arriver, ça prend un processus. »

Engager les athlètes dans la démarche de changement est primordial à ses yeux : « Il faut qu’ils se travaillent le cerveau un peu ! » lance-t-il de façon imagée. « Mon discours avec l’athlète, ç’a toujours été : Qu’est-ce que tu veux faire pour améliorer ça ? Je me vois comme un guide pour l’athlète. »

Curieux de nature, il a obtenu son diplôme de maîtrise en biomécanique en plus d’avoir amorcé des études au doctorat alors qu’il était l’entraineur-chef des Carabins de l’Université de Montréal, un club qu’il a dirigé pendant neuf ans.

Pierre Lamy a aussi été entraineur au Club CAMO pendant une dizaine d’années, en plus d’avoir fait partie de différentes équipes canadiennes présentes aux Jeux paralympiques, Jeux du Commonwealth et Championnats du monde.

Un dernier tour

Aujourd’hui, on peut encore le retrouver en bordure d’une piscine, cette fois au club CNQ, à Québec, auprès des athlètes de 11 à 13 ans. Ce retour aux sources lui plaît bien et lui permet de partager son savoir, tant chez les athlètes que chez les jeunes entraineurs.

Lorsqu’il se remémore ses débuts d’entraineur, Pierre Lamy constate que sa façon de diriger les athlètes a changé. Et il s’en réjouit.

« Si on fait toutes les choses au bon moment, on devrait toujours être capable d’avoir une progression. J’ai changé dans ma manière de coacher dans les 10-15 dernières années. Les jeunes, il faut les écouter et leur apprendre pourquoi on fait ça et qu’est-ce que ça va leur apporter en bout de ligne. On ne réussit pas tout le temps, c’est clair, mais au moins, le processus qu’on a fait va leur amener de belles choses. »

En guise de conclusion, il lance ce message aux entraineurs d’expérience qui, comme lui, sont à l’aube de la retraite, et il les encourage à revenir aux sources et à côtoyer les plus jeunes.

« Donnez au suivant, ça vaut la peine ! C’est louable et c’est bon pour le sport. […] Oui, ça me coûte beaucoup plus d’énergie que lorsque j’étais entraineur chez les Carabins. Les jeunes ne sont pas tous calmes, mais ils sont si rafraîchissants ! »

ATHLÈTE DU MOIS DE SEPTEMBRE : ALISSON GOBEIL

Alisson Gobeil, quatre médailles, un record canadien et le titre d’athlète du mois !

La paranageuse Alisson Gobeil a connu un séjour de rêve aux Jeux du Canada au mois d’août dernier. C’est avec quatre médailles et un record canadien que l’Almatoise est retournée à la maison, le cœur rempli de fierté.

Il ne faisait aucun doute qu’à son retour au Québec, Alisson allait également se mériter le titre d’athlète All Tides du mois.

Alisson Gobeil a amorcé les Jeux en force avec une médaille de bronze au 200/400 m libre dès la première journée de compétition. Elle a récidivé dès le lendemain, décrochant une deuxième médaille de bronze, cette fois au 100 m libre.

Si la Québécoise n’a pas remporté de médaille lors de la troisième journée de compétition, elle n’a pas raté la chance de se faire remarquer. Son temps en qualification au 50 m dos a fracassé un record canadien vieux de 20 ans.

Gobeil a poursuivi sur sa lancée lors de sa dernière journée d’activité à Niagara où elle a doublé sa récolte de médaille. Elle a d’abord accroché une médaille d’argent à son cou au 50 m libre avant de conclure les Jeux du Canada de belle façon avec une médaille de bronze au 150/200 m quatre nages où elle a d’ailleurs partagé le podium avec sa coéquipière Tatiana Nault, qui a terminé deuxième.

« Les Jeux du Canada représentaient son objectif ultime. Elle est très fière de ce qu’elle a réalisé. Elle a tout donné et elle va toujours au bout de ses limites », ont déclaré ses parents.

« Pour nous, c’est exceptionnel de la voir se dépasser comme ça, particulièrement aux Jeux du Canada. Elle nous surprend chaque fois, on ne sait pas où elle va chercher cette force-là », ont-ils ajouté.

Michel Tremblay, l’un des entraineurs en natation pour l’équipe du Québec aux Jeux du Canada a lui aussi été un témoin privilégié des accomplissements d’Alisson Gobeil à Niagara. Ce dernier s’est dit inspiré des réalisations de la jeune athlète.

« C’est tellement mérité pour Allison ! Elle est extrêmement à l’écoute, elle veut toujours apprendre et elle est ouverte aux commentaires. Elle m’inspire énormément. J’étais en arrière-scène avec elle lorsqu’elle a gagné sa première médaille. C’était toute une fierté ! Sa force de caractère m’inspire beaucoup. »

Atteinte de l’Ataxie de Charlevoix-Saguenay, une maladie évolutive, Alisson a été forcée de changer de catégorie de compétition peu de temps avant les Jeux, ce qui rend ses exploits encore plus marquants.

Après ses réussites à Niagara, Alisson n’a pas eu énormément de repos. Elle est retournée sur les bancs d’école au Pavillon Wilbrod-Dufour où elle étudie dans un programme de sport-études en natation. De plus, elle s’entraîne encore plus fort présentement alors que le processus de qualifications pour les Jeux paralympiques de Paris est dans sa ligne de mire.

« Elle s’en va dans un camp de perfectionnement en octobre et elle va participer aux essais paralympiques cette année. La saison est déjà commencée, il n’y a pas beaucoup de repos pour l’instant. C’est une force de la nature », ont fièrement conclu ses parents.

PERSONNALITÉ DU MOIS DE SEPTEMBRE : MICHEL TREMBLAY

Michel Tremblay, une expérience inoubliable aux Jeux du Canada

L’entraineur Michel Tremblay s’est fait remarquer par plusieurs aux Jeux du Canada au mois d’août dernier en raison de son approche exemplaire auprès des jeunes paranageur(euse)s ainsi qu’avec les athlètes de la catégorie « olympiques spéciaux ». La rumeur veut même que les représentants des autres provinces étaient jaloux de l’équipe du Québec puisqu’elle pouvait compter sur Tremblay.

Michel Tremblay est donc notre personnalité All Tides du mois de septembre !

Entraineur responsable de quatre athlètes atteints d’une déficience intellectuelle, Michel Tremblay a tout fait pour que ces jeunes se souviennent longtemps de leur participation aux Jeux du Canada. Il a tout mis en place pour que ces athlètes puissent s’épanouir dans un environnement sécuritaire et encadré.

« Il y avait une belle cohésion dans notre petite équipe, nous avons eu de beaux moments et plusieurs fous rires mémorables. Ç’a été une semaine exigeante, mais je recommencerai n’importe quand. Tout le monde était heureux d’être présent et je suis rempli d’une énergie fulgurante », a-t-il mentionné.

« Il faut réussir à s’adapter lors des entrainements. À Niagara, tout était en anglais, ce n’était pas facile pour les athlètes francophones, il fallait collaborer avec les officiel(le)s par exemple pour s’assurer que tout soit simplifié pour mes nageurs. Il y avait une belle collaboration avec les autres athlètes et les entraineur(e)s aussi pour me donner un coup de main », a ajouté Tremblay.

Tremblay avait eu le même mandat lors des Jeux du Canada en 2017 et il a sauté sur l’occasion pour répéter l’expérience cette année. Un travail qui le passionne au plus haut point.

« Je célèbre la différence. C’est un beau mandat d’entrainer ces jeunes avec toute mon énergie et mon cœur. Les parents avaient l’air bien heureux de mon travail. Je veux leur offrir le meilleur service possible. Une compétition comme les Jeux du Canada où tout le monde est jumelé, c’est exceptionnel. Nous avons des athlètes extraordinaires au Québec. »

Jade Harvey, Emma Girard, Lucas Landry et Cédrik Brunelle étaient les quatre athlètes sous la responsabilité de Michel Tremblay lors de leur séjour à Niagara. C’est d’ailleurs grâce à Cérdrik Brunelle, qu’il entraine chez les Riverains de Lévis, que Michel a eu la chance de retourner aux Jeux du Canada. Il tenait d’ailleurs à remercier son club pour la confiance qui lui a été donnée.

Avant sa participation en 2017 en tant qu’entraineur, Michel Tremblay avait également participé aux Jeux du Canada en tant qu’athlète en 2001 où il était d’ailleurs porte-drapeau de la délégation québécoise de natation. Une expérience qui l’a énormément fait grandir comme athlète, mais également comme futur entraineur.

« J’étais le capitaine de l’équipe de natation à l’époque. Mon respect et mon intérêt envers la paranatation datent pas mal de ces moments-là alors que je me faisais un devoir d’intégrer tout le monde de manière égale au sein de l’équipe », se remémore celui qui a participé aux essais olympiques en 2000 et en 2004.

L’expérience du mois d’août aux Jeux du Canada demeurera longtemps dans la mémoire de Tremblay et il espère pouvoir poursuivre son engagement envers les paranageur(euse)s et les athlètes de la catégorie « olympiques spéciaux » dès que l’occasion se présentera.

« Ç’a été une année de changement et de finir avec les Jeux du Canada à la fin du mois d’août, ça m’a donné une motivation pour la suite. Je suis fier d’avoir pu côtoyer toute l’équipe du Québec », a-t-il conclu.

ATHLÈTE DU MOIS D’AÔUT : CAMILLE BÉRUBÉ

Comment terminer sa carrière sportive en beauté

Camille Bérubé songeait à la retraite depuis un petit moment déjà. Après plusieurs mois difficiles en raison de la pandémie, la nageuse a vécu un séjour inoubliable aux Jeux du Commonwealth au cours de l’été. Le moment était le bon, elle pouvait se retirer au sommet de sa gloire.

C’est donc pour l’ensemble de sa très belle carrière que Camille Bérubé est nommé l’athlète All Tides du mois d’août !

« Je trouvais que la médaille de bronze de Birmingham était une belle façon de conclure ma carrière sportive, mais là, d’être nommé l’athlète All Tides du mois, c’est un nouvel honneur qui s’ajoute. C’est vraiment plaisant de pouvoir boucler la boucle de cette façon », a lancé Bérubé d’entrée de jeu.

Bérubé a été médaillée de bronze au 100 m brasse (SB6) le 1er août dernier au Centre aquatique Sandwell de Birmingham. Une médaille très spéciale aux yeux de la triple paralympienne.

« J’ai attaqué l’été avec une mentalité différente, sachant qu’il s’agissait de mes dernières compétitions. C’étaient mes premiers Jeux du Commonwealth, j’ai voulu en profiter le plus possible, d’autant plus que c’est la seule compétition ou les athlètes para et non-para sont rassemblés », explique-t-elle.

« Je n’avais pas nécessairement d’attentes quant à mes résultats, mais il faut croire que c’était la bonne mentalité à avoir ! Je n’ai pas gagné énormément de médailles au cours de ma carrière. C’est la cerise sur le sundae et cette médaille devient un morceau d’histoire qui représente les hauts et les bas de ma carrière, mais surtout, tout le travail accompli », ajoute Bérubé.

Avec la tenue des Jeux paralympiques de Tokyo à huis clos l’été dernier, Bérubé, qui était jusqu’à très récemment affiliée au club Natation Gatineau, n’avait pas eu la chance d’être en action devant une foule depuis très longtemps. Les Jeux du Commonwealth ont été l’occasion de remédier à cette situation, ce qui a fait énormément de bien à la nouvelle retraitée.

« Les longs mois de pandémies ont été très difficiles. Le retour a été progressif, mais il manquait toujours un petit quelque chose. J’avais envie de prendre part à une dernière compétition devant une foule. Les partisans anglais étaient en feu à Birmingham, et ça m’a vraiment fait du bien. »

La passion toujours bien présente

Pour la principale intéressée, il était extrêmement important de pouvoir prendre sa retraite sur ses propres termes. Un gros chapitre de sa vie vient de prendre fin et elle se remémore déjà les moments marquants de sa carrière.

« Je suis tellement fière de ma carrière. Je suis heureuse de pouvoir prendre ma retraite au moment que j’ai choisi et non pas parce que je me suis blessée par exemple. C’est un privilège ! Je suis dans une phase où je passe à travers les différents moments de ma carrière, c’est une période émotive. Je me considère tellement chanceuse d’avoir vécu énormément de beaux moments au cours des 13 dernières années », indique-t-elle.

Avant de penser au futur, Camille Bérubé voudra profiter des temps libres qui ont été très rares dans les dernières années. Un séjour dans l’ouest en compagnie de sa conjointe vient tout juste de prendre fin, mais d’autres voyages sont déjà au programme pour le couple.

Bérubé ne ferme toutefois aucune porte, elle qui souhaite de continuer de faire rayonner le sport paralympique dès que l’occasion se présentera. La diplômée au baccalauréat en communication de l’Université d’Ottawa a hâte d’affronter les nombreux défis que sa nouvelle vie lui proposera.

« J’ai toujours été très impliquée en tant qu’athlète et je veux continuer à l’être. Je conserve mon rôle chez AthlètesCAN où on discute présentement à propos du sport sécuritaire dans le système sportif canadien. J’ai vu une croissance fulgurante du sport paralympique pendant ma carrière et je veux continuer mon implication. »

« Il y a un petit soulagement qui vient avec le fait d’être une athlète retraitée. Ma mission demeure la même, je veux faire connaître la paranatation et le sport paralympique en général. Je pense que d’avoir d’anciens athlètes qui s’impliquent est une des meilleures choses pour la pérennité du sport », a-t-elle conclu.

PERSONNALITÉ DU MOIS D’AOÛT : FRÉDÉRIC PLANQUE

   Un été rempli de défis

Frédéric Planque ne recule devant aucun défi et il l’a prouvé une fois de plus cet été en étant responsable de l’organisation des Championnats québécois de natation et du volet de natation aux Jeux du Québec en l’espace de quelques semaines seulement.

Il était donc bien mérité que Planque obtienne le titre de la personnalité All Tides du mois d’août !

Frédéric Planque tient toutefois à le mentionner d’entrée de jeu : il n’était pas seul pour organiser ces événements. Sans l’aide inconditionnelle de son équipe et des nombreux(euses) bénévoles, rien de tout cela n’aurait été possible.

« J’ai été un peu surpris de recevoir ce titre ! Il y a tellement de gens qui travaillent fort dans la natation au Québec. Je ne suis pas tout seul dans ces projets et mon équipe a été formidable au cours du dernier mois pour relever les défis monstrueux qu’on s’était lancés », a indiqué Frédéric Planque.

« Beaucoup de parents bénévoles du club de Saint-Eustache se sont impliqués pour les Championnats. Ils ont été énormément impliqués dès le début des préparatifs en janvier dernier. Tout le monde était enchanté de l’expérience et ils sont prêts à recommencer n’importe quand. J’avais une équipe du tonnerre à mes côtés », s’est-il réjouit.

Un concours de circonstances a forcé Planque et son équipe à organiser les Championnats québécois et les Jeux du Québec dans un court laps de temps. Les Championnats devaient avoir lieu en 2019 et plusieurs annulations plus tard, l’événement a eu lieu cet été. Même son de cloche du côté des Jeux du Québec qui ont été repoussés en raison de la COVID-19.

« Après plusieurs changements, les dates se sont rapprochées l’une de l’autre. Mon club, celui de Saint-Eustache, a été le seul qui était prêt à s’embarquer là-dedans. C’était un beau défi avec beaucoup de préparation en amont. »

« Ç’a été un beau succès. Les Championnats québécois se sont déroulés au Parc Jean-Drapeau, c’est un site merveilleux et tout le monde était bien content du résultat, autant les nageurs, les entraineurs que la fédération. La Ville de Saint-Eustache a été d’une grande aide pour les Jeux du Québec où tout s’est bien déroulé. Quand les athlètes quittent l’événement avec le sourire, on sait que notre mission a été accomplie », a-t-il ajouté.

La fin d’un petit chapitre de sa vie

Frédéric Planque a toujours été un amateur de sport, mais il a commencé à s’impliquer davantage en natation lorsqu’il a inscrit l’une de ses filles dans un club. Il a rapidement gravi les échelons et quelques années plus tard, il se retrouvait déjà sur le conseil d’administration de la FNQ.

« J’ai pratiqué du sport toute ma vie. Je suis au Québec depuis 24 ans après avoir quitté la France. On voulait que nos filles pratiquent la natation, c’était primordial pour nous. J’ai commencé à m’investir comme parent bénévole à ce moment-là et je n’ai jamais arrêté depuis », explique-t-il.

« Ça fait huit ans que je suis membre du conseil d’administration et maintenant sept ans que je suis président du CASE (Club Aquatique de Saint-Eustache). Je me suis investi également comme officiel et j’ai pu connaître plusieurs personnes qui m’ont fait gravir les échelons. »

Dans les prochaines semaines, Frédéric Planque terminera son mandat comme administrateur à la FNQ pour se concentrer principalement sur les activités du Club de Saint-Eustache. Les années passées sur le conseil d’administration resteront à jamais gravées dans la mémoire du principal intéressé.

« Ç’a été une expérience qui m’a énormément fait grandir dans les quatre dernières années. J’ai pu ramener beaucoup de choses à mon club à Saint-Eustache. Je quitte ce rôle avec de beaux souvenirs et je suis reconnaissant d’avoir pu vivre toutes ces expériences », a-t-il conclu.

PERSONNALITÉ ALL TIDES DU MOIS DE JUILLET : PCSC

LE PCSC CLÔTURE UNE AUTRE SAISON DE RÊVE AVEC LE TITRE PROVINCIAL

Encore une fois cette année, le Club aquatique de Pointe-Claire (PCSC) a connu une saison à la hauteur de ses attentes et même plus encore ! Les athlètes et les entraineur(e)s de l’organisation ont d’ailleurs mis la touche finale à leur campagne en démontrant toute l’étendue de leur talent aux Championnats québécois ARENA, ce qui leur a valu le titre de « meilleur club de l’année ».

Portrait du PCSC, qui est également nommé personnalité All Tides du mois de juillet !

Au classement final de la saison, qui rassemblait les résultats obtenus lors des deux Coupes seniors, de la Coupe junior et lors du Championnat québécois ARENA, c’est PCSC qui a accumulé le plus haut total de points, s’emparant ainsi de la première position.

« Pour nous, la saison a été un succès sur toute la ligne ! Pour remporter cet honneur, il faut l’apport de tous nos athlètes et on peut vraiment dire qu’ils ont toutes et tous bien nagé. Nous avons eu droit à des performances impressionnantes et c’est tout à l’honneur de nos jeunes », a raconté fièrement l’entraineur-chef du PCSC, Martin Gingras.

Il s’agissait d’ailleurs de la première année où toutes les compétitions provinciales inscrites au calendrier permettaient d’amasser des points, ce qui rend le titre encore plus important aux yeux du pilote qui en est à sa dixième année à la tête du club.

« Nous sommes toujours dans la course pour cet honneur et on l’a remporté assez souvent depuis que je suis ici, a-t-il poursuivi. Par contre, le nouveau format cumulatif met de l’avant l’ensemble des performances des athlètes pour toute l’année et je trouve que c’est encore plus précis. Tout le monde travaille très fort pendant la saison et ça compte, peu importe la course. »

Les accomplissements des athlètes de PCSC ont également été remarqués par Natation Canada comme en témoignent les trois sélections de Martin Gingras au sein de l’équipe nationale au cours de la dernière année. L’entraineur a pris part à la Coupe du monde d’eau libre à Abou Dhabi en décembre, au camp de préparation aux Jeux du Commonwealth en juillet et il participera aux mondiaux d’eau libre juniors en septembre prochain.

Un programme efficace

Le Championnat québécois en eau libre, disputé moins de 24 heures après la conclusion des Championnats québécois ARENA, a aussi été synonyme de succès pour le PCSC qui a cumulé un total de sept médailles, dont trois en or pour l’occasion.

« Nos athlètes ont été dominants dans leurs catégories respectives et nous étions tous très heureux des résultats. On ne pouvait pas mieux terminer la fin de semaine », a résumé Gingras, qui ne s’est pas dit surpris de voir ses athlètes signer de telles performances.

Bien au contraire, l’entraineur avait de grandes attentes pour ses protégés qui suivent tous un programme d’entrainement axé sur l’endurance, que ce soit en piscine ou en eau libre, et ce, peu importe leur style de prédilection.

« Le club a beaucoup évolué dans les dernières années et nous avons changé notre philosophie pour travailler davantage en endurance. C’est clair que ça demande plus d’entrainements et plus d’engagement, mais nos membres accumulent plus d’heures d’entrainement et je pense que ce n’est pas étranger à nos succès », explique celui qui peut aussi compter sur l’appui de ses adjoints Phil Garverick, Chris Bielby et Étienne Paquet, entre autres.

Tous ensemble, les entraineurs du PCSC encouragent leurs athlètes à miser sur ce programme qui leur permet d’être plus polyvalents, tout en s’adaptant aux particularités de chaque style de nage.

« En exposant nos athlètes à l’entrainement en distance, on leur permet d’avoir un meilleur fitness et d’être capables d’exceller dans plusieurs épreuves, car ils sont habitués à soutenir l’effort, a-t-il souligné. On voit que le programme porte ses fruits et on est toujours en mesure de personnaliser le tout pour chaque nageuse ou nageur. »

C’est donc avec confiance que Martin Gingras, son équipe et tous les membres du PCSC amorceront une deuxième portion d’été fort occupée. En plus des Jeux du Québec et des Jeux du Canada où plusieurs athlètes seront en action, le club sera bien représenté lors des Championnats canadiens juniors et séniors et des Jeux du Commonwealth.

De quoi faire rêver l’entraineur qui voit grand pour ses protégés. « Nous aurons des athlètes un peu partout et leur préparation va bon train. On sait qu’ils vont faire bonne figure et on leur souhaite de bien performer et de réaliser leurs objectifs ! » a-t-il conclu. 

ATHLÈTE ALL TIDES DU MOIS DE JUILLET : ASHLYN MASSEY

ASHLYN MASSEY : VERS LES JEUX DU CANADA ET ENCORE PLUS !

Ashlyn Massey avait de grands objectifs pour la saison 2022 et elle pourra dire mission accomplie, concluant sa saison en piscine avec brio au Championnat québécois ARENA, qui avait lieu du 29 juin au 2 juillet, au parc Jean-Drapeau de Montréal. Ses performances éclatantes font d’elle notre athlète All Tides du mois !

Ashlyn Massey

Rien ne pouvait arrêter Massey lors de cet événement présenté en fermeture de la campagne des activités provinciales en piscine. En huit sorties, l’athlète de Saint-Lazare a récolté pas moins de sept médailles, dont cinq en or, en plus de participer au Relais des étoiles 4 x 100 m quatre nages chez les filles.

Son total de 28 points au classement cumulatif des épreuves lui a ainsi permis de remporter le titre de meilleure athlète féminine chez les 15-17 ans et d’aider le Club aquatique de Pointe-Claire (PCSC) à mettre la main sur l’honneur du meilleur club de l’année.

« Ça s’est vraiment bien passé, même si je n’étais pas nécessairement au top de ma forme », a-t-elle lancé avec un rire timide lors de son entrevue téléphonique avec la Fédération de natation du Québec.

« Mon but n’était pas de viser des records personnels ou de tout rafler, mais juste de donner le meilleur de moi-même et de bien passer à travers la fin de semaine. Finalement, c’est exactement ce que j’ai fait j’ai été satisfaite des résultats, surtout que j’ai été première dans mes trois départs en style papillon (50 m, 100 m, et 200 m). J’étais très contente ! » a poursuivi la spécialiste de ce style. 

La nageuse de 16 ans n’était toutefois pas rassasiée pour autant. Elle a ajouté une nouvelle médaille à son palmarès, cette fois en eau libre, en se classant deuxième du 5000 m libre lors du Championnat québécois disputé le 3 juillet, en conclusion du week-end de compétition.

« C’était assez impressionnant, surtout considérant qu’elle revenait d’un camp et qu’elle n’était pas nécessairement dans une forme optimale », a commenté son entraineur au PCSC, Martin Gingras. « Elle a décidé de s’engager en eau libre aussi il y a quelque temps et les résultats sont excellents. Elle gagne en aérobie, tout en développant son efficacité au niveau technique, comme on a pu le voir pendant les deux événements. »

La participation d’Ashlyn Massey au relais des étoiles du Championnat québécois ARENA n’a pas été une surprise puisque la jeune femme avait déjà participé à ceux des deux Coupes du Québec senior plus tôt cette année, bien qu’elle soit encore une athlète d’âge junior. Ces sélections démontrent une fois de plus tout le potentiel de la jeune athlète.

En route vers les Jeux du Canada

Si elle n’avait pas nécessairement d’attentes en ce qui a trait à ses chronos personnels aux Championnats québécois ARENA, Ashlyn Massey s’est tout de même élancée avec une idée bien précise en tête, soit celle d’obtenir sa place parmi la délégation québécoise qui prendra part aux Jeux du Canada de Niagara, prévus du 6 au 21 août.

Naturellement, nul besoin de mentionner que ses prestations ont été amplement suffisantes pour lui permettre d’obtenir son laissez-passer pour l’événement. « C’était vraiment mon but premier aux provinciaux, a-t-elle confié. J’ai travaillé fort dans le but d’aller aux Jeux du Canada et j’étais très heureuse d’être sélectionnée. »

Massey a d’ailleurs pu se familiariser avec les autres membres de l’équipe québécoise et ses entraineur(e)s au cours des dernières semaines, à l’occasion d’un camp préparatoire. Et à quelques jours du début des activités à Niagara, elle s’est dite fin prête à briller sur la scène nationale.

« C’était plaisant de pouvoir apprendre à connaître mon entourage des Jeux pendant le camp et on a fait du bon travail, a-t-elle souligné. Je suis en pleine forme et mes buts seront de gagner le 100 mètres papillon et de réaliser des records personnels dans toutes mes épreuves. Je sais que j’en suis capable ! »

L’avenir s’annonce donc prometteur pour Ashlyn Massey qui, en plus de se démarquer à la piscine, peut se permettre de rêver pour les compétitions internationales en eau libre. Son excellence en endurance a d’ailleurs été mise à l’épreuve lors du prestigieux camp Best Fest du côté de Majorca, en Espagne, où les meilleurs athlètes de la relève étaient réunis à la fin mai pour se prêter à diverses épreuves.

Pour l’heure, la Québécoise n’a pas arrêté son choix sur une discipline précise, mais elle avoue avoir un faible pour « l’adrénaline des courses rapides en piscine ». Elle continuera tout de même de s’entrainer pour conserver sa polyvalence et, éventuellement, réaliser de nouveaux rêves sur les plans sportifs et scolaires.

« J’ai plusieurs objectifs pour les prochaines années, en commençant par compétitionner aux prochaines sélections olympiques canadiennes et, qui sait, peut-être même faire l’équipe », a-t-elle conclu avec assurance.

ATHLÈTE ALL TIDES DU MOIS DE JUIN : TIMOTHÉ BARBEAU

TIMOTHÉ BARBEAU : UNE QUESTION D’ATTITUDE AVANT TOUT

Il a beau être âgé de 16 ans seulement, Timothé Barbeau se démarque déjà par sa maturité, tant dans la piscine qu’à l’extérieur. Son attitude exemplaire et son éthique de travail irréprochable lui ont d’ailleurs permis d’être sélectionné pour la toute première fois de sa carrière parmi une Équipe du Québec, avec qui il a connu du succès au Mel Zajac Jr. International Swim Meet disputé à Vancouver, il y a quelques semaines.

Portrait de notre athlète All Tides du mois de juin !

À l’image de la grande majorité des athlètes de la province, les deux dernières années n’ont pas été de tout repos pour Timothé Barbeau. Malgré un calendrier réduit en ce qui a trait aux compétitions et des semaines d’entrainement limitées, le jeune Montréalais affilié au club Neptune Natation et qui s’entraine au Stade Olympique sous la supervision de l’entraineure Chrystèle Roy-L’Ecuyer, est demeuré motivé. Il avait des objectifs ambitieux au début de la présente saison, comme le mentionne sa mère, Catherine Coutu.

« Comme tous les jeunes, les deux dernières années ont été remplies de défis pour Timothé, mais il a su garder le moral malgré tout, raconte-t-elle. Il a continué de s’entrainer à la maison, puis à la piscine quand c’était possible. Il avait de grands objectifs et il a fait le travail pour y arriver. »

Quelques mois plus tard, force est d’admettre que ses efforts ont été récompensés. Après une expérience enrichissante aux Essais canadiens de natation Bell 2022 à Victoria en avril, l’athlète a atteint son but de participer à une première compétition internationale au début juin, à l’occasion du Mel Zajac Jr. International Swim Meet.

Il a alors pu démontrer toute l’étendue de son talent en se mesurant à des nageurs d’âge junior provenant d’un peu partout au Canada et aux États-Unis. Et une fois de plus, l’expérience s’est avérée concluante.

En plus de récolter une impressionnante quatrième place au 1500 m style libre, où il a raté le podium par seulement 7 centièmes de seconde, Barbeau a reçu à deux reprises le titre de swim of the day, un honneur remis par ses coéquipier(ère)s de l’Équipe du Québec qui ont tenu à souligner l’excellence de ses résultats et son attitude toujours positive.

« Cette première équipe du Québec depuis deux ans était très attendue par la communauté. Dans ce contexte les athlètes auraient pu être impressionnés ou fébriles, mais c’est plutôt de l’enthousiasme qui a prévalu. Notamment par l’entremise de Timothé, qui a nagé sans complexe, avec beaucoup de motivation, de sérieux et de réussite, et pour qui nous l’espérons cette expérience sera aussi instructive que motivante », indique Nicolas Zazzeri, directeur technique d’Équipe Québec lors de cet événement qui a permis aux représentant(e)s de la province de vivre une véritable ambiance de compétition internationale grâce à un encadrement et à des services de grande qualité.

En plus d’être dirigé(e)s par l’entraineur olympique ayant le meilleur palmarès de tous les entraineurs québécois encore en activité, Claude St-Jean et son équipe, les athlètes ont pu compter sur un encadrement personnalisé tout au long de leur séjour. Au final, rien n’a été négligé, allant des services de massothérapie aux analyses de courses par vidéo, en passant par les services d’une nutritionniste de l’Institut national du Sport du Québec (INS). Les athlètes ont également eu droit à des prises de lactates après leurs courses afin de mieux personnaliser leurs stratégies de récupération, aux services d’une gérante d’équipe dévouée à leur offrir les meilleures conditions possibles et même à un généreux kit de vêtements et d’accessoires aux couleurs de l’équipe du Québec 2022 !

« La FNQ a fait beaucoup d’efforts afin d’offrir aux athlètes une expérience professionnelle et inspirante et nous pouvons affirmer que ce fut mission accomplie ! Nous sommes très satisfaits du résultat et nos athlètes le sont aussi. Nous avons déjà hâte de répéter l’expérience et de continuer d’offrir les meilleures conditions possibles à nos jeunes nageurs et nageuses afin de les aider à atteindre leur plein potentiel », poursuit Zazzeri.

Un futur prometteur

Certes, Timothé Barbeau en a impressionné plusieurs depuis le début de l’année 2022, mais le meilleur reste toujours à venir pour celui qui a fait ses débuts à l’âge de 7 ans, au Club Aquatique Rosemont-La Petite-Patrie (R2P). 

Guidé par son désir constant de se dépasser et une motivation encore plus grande à la suite de ses récentes performances, le nageur demeure humble et il poursuit son travail à la piscine dans le but d’accomplir de nouveaux objectifs.

« Il avait très hâte de représenter le Québec et ses performances lui ont donné beaucoup de confiance, explique sa mère. Il est très engagé dans son sport et ça lui démontre que le travail et la persévérance amèneront toujours des résultats positifs. »

Qui plus est, cette recette du succès n’est pas seulement valable dans l’environnement sportif. Elle l’est aussi dans le cadre scolaire, un autre aspect qui trône en tête de liste des valeurs de Timothé. L’étudiant-athlète de quatrième secondaire au Collège de Montréal l’a d’ailleurs démontré en redoublant d’efforts pour pallier les nombreuses absences en classe en raison des compétitions et des camps préparatoires.

« C’est la première année où il partait aussi souvent et cela a amené son lot de gestion. Finalement, tout a super bien été grâce à son assiduité et à la collaboration avec les intervenants du programme Sport-études du Collège de Montréal. Ils sont très habitués à gérer ce genre de situation et ça a permis à Timothé de garder une attitude positive et une bonne ouverture d’esprit. Il a appris beaucoup cette année et il est très heureux du dénouement », conclut fièrement Catherine Coutu.

Chose certaine, Timothé Barbeau n’a pas fini d’épater ses proches et c’est avec son éternel optimisme qu’il peut maintenant se tourner vers ses prochaines compétitions.

PERSONNALITÉ ALL TIDES DU MOIS DE MAI : CAROLE THOMAS

L’IMPLICATION IRREMPLAÇABLE DE CAROLE THOMAS

Impliquée de très longue date auprès de la Fédération et de manière significative lors des plus récents Championnats québécois et canadiens des maitres qui se sont respectivement tenus à Sherbrooke et à Québec, Carole Thomas mérite amplement le titre de personnalité du mois All Tides !

Mme Thomas a accueilli cet honneur avec beaucoup d’humilité, mais aussi énormément de fierté, elle qui se donne corps et âme dans l’organisation d’événement d’envergure pour les maitres, partout dans la province, et qui a déjà été présidente de la fédération québécoise.

« Après une petite carrière d’athlète, je me suis impliquée comme officielle. J’ai fait partie de plusieurs conseils d’administration et j’ai même été présidente de la FNQ de 2004 à 2008. Ç’a été une très belle expérience qui m’a beaucoup aidée pour la suite de ma carrière. J’ai appris énormément pendant ce mandat », mentionne-t-elle.

Cette passion pour la natation date de très loin et elle a eu un impact majeur dans la vie de la principale intéressée, alors que plusieurs événements importants de sa vie y sont reliés, de près ou de loin.

 « Ç’a toujours fait partie de ma vie, j’ai même rencontré mon mari à la natation et nos quatre enfants ont pratiqué le sport. C’est une partie importante de moi-même. Quand mes enfants nageaient, j’ai commencé à m’impliquer comme bénévole et je n’ai jamais arrêté, même quand mes enfants ne pratiquaient plus la natation. »

Carole Thomas est maintenant du comité des officiel(le)s où elle a la chance de former et d’évaluer les officiel(le)s de la province afin qu’ils atteignent un niveau supérieur. Par contre, ce qui la passionne le plus dans ses fonctions, c’est de pouvoir encourager et soutenir tous ces arbitres. De les voir progresser et s’épanouir dans le sport comme elle l’a fait auparavant.

C’est d’ailleurs dans ce rôle qu’elle a été impliquée aux Championnats québécois de Sherbrooke qui ont eu lieu à la fin du mois d’avril et, plus récemment, aux Championnats canadiens de Québec, qui se sont déroulés du 21 au 23 mai derniers.

« À Québec, j’avais un rôle très important dans la préparation de l’événement. Je m’occupais d’abord des inscriptions, mais je jouais également un rôle dans la gestion des officiel(le)s majeur(e)s pour la compétition. En plus, j’étais moi-même juge-arbitre de niveau national pendant la fin de semaine. C’était intense, mais tellement agréable ! » raconte Carole Thomas.

Une fin de semaine bien remplie qui se retrouve déjà parmi les plus beaux souvenirs de la carrière de Mme Thomas, en compagnie du Championnat des maîtres qu’elle a organisé en 1997. Un événement qui aura finalement servi de base pour ceux qui ont suivi.

« J’ai eu beaucoup de plaisir à organiser un Championnat des maitres il y a déjà plus de 20 ans. Ç’a été un très beau moment de ma carrière qui m’a donné beaucoup d’outils pour la suite des choses », conclut-elle, fin prête pour ses prochains défis et toujours présente pour faire rayonner son sport.