COUPE DU QUÉBEC SENIOR #1

Retour sur la Coupe du Québec Senior #1

Notre première Coupe senior de la saison a eu lieu du 25 au 27 novembre dernier du côté du PEPS de l’Université Laval à Québec.

Ce sont plus de 383 athlètes provenant de 44 clubs différents du Québec, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick qui ont compétitionné durant 6 sessions enlevantes. L’ambiance était positive et les sourires au rendez-vous tout au long de la fin de semaine.

Nous tenons à féliciter l’ensemble des athlètes qui ont participé et qui ont donné leur 100% du début à la fin. Nous voulons également remercier tous les entraineur(e)s, officiel(le)s et bénévoles qui ont donné de leur temps et qui ont contribué au succès de la compétition. Merci également au club hôte de la compétition, le Club de natation région de Québec (CNQ).

C’est finalement le club CAMO Natation qui a remporté la bannière de meilleur pointage grâce à une récolte de 13 887 points, devançant le Club aquatique de Pointe-Claire (11 499 points) et le Club de natation région de Québec (8 906 points).

Au niveau du tableau des médailles, c’est encore une fois CAMO qui a terminé en tête avec un impressionnant total de 41 médailles, dont 17 en or.

Plus d’une trentaine de records ont été battus au cours de la fin de semaine dont trois records du monde en paranatation dans la catégorie S7, tous les trois battus par Danielle Doris (CNBO). Ces records n’ont pas encore été officialisés, nous vous les partagerons dès qu’ils le seront !

Dimanche soir ont eu lieu les deux relais des étoiles (4x100m QN) qui réunissaient les huit vainqueurs de chaque 100m individuel du programme olympique (quatre par sexe). Ils et elles ont reçu une bourse de 100$ chacun(e) et les membres du relais féminin ont pu doubler leurs sommes récoltées, car elles ont réussi à obtenir un temps plus rapide que l’addition des 100m individuels effectués en finale.

Félicitations aux membres des relais des étoiles :

Bridget Burton (ISC), Danika Ethier (UL), Victoria Raymond (ESWIM), Sarah Fournier (CNQ), Loic Courville-Fortin (CAMO), Sinan Onur (PCSC), Brandon Lacroix (UL), Mathieu Ouellet (CNQ).

Pour accéder aux résultats, cliquez ici.

Pour consulter notre album photo de l’événement, cliquez ici.

ATHLÈTES DU MOIS D’OCTOBRE : MEGAN WILLAR ET MEGAN FROST

De premiers mondiaux juniors qui ne passent pas inaperçus

Il y a à peine quelques semaines, Megan Frost et Megan Willar ont prouvé qu’elles avaient leur place au sein de l’élite mondiale de leur sport. Les deux nageuses du Club de natation de Pointe-Claire ont fièrement représenté le Canada aux Championnats du monde juniors de nage en eau libre, leur valant ainsi le titre d’athlètes All Tides du mois d’octobre.

La compétition a eu lieu du 16 au 18 septembre derniers à l’île de Mahé, aux Seychelles, à l’est du continent africain. Frost et Willar ont toutes deux pris part à l’épreuve de 10 kilomètres, en plus d’unir leurs forces à celles de Diego Paz et d’Oliver Risk pour terminer 9es du relais mixte 4×1500 m.

Les courses ont été présentées dans des conditions météorologiques peu enviables, mais les Québécoises sont parvenues à relever le défi.

« Malgré les vagues et le courant fort, elles se sont bien débrouillées et c’est notamment grâce à la qualité de leur préparation avant la compétition, a commenté leur entraîneur Martin Gingras. Un point important à souligner est que les mondiaux juniors ont été reportés d’environ un mois. Tout le monde était en vacances alors que les deux filles étaient seules à s’entraîner, c’est beaucoup plus difficile mentalement et elles ont bien fait ça. »

Au final, Megan Frost a pris le 22e échelon du 10 kilomètres, parcourant la distance en 2 h 16 min 25,4 s. De son côté, Megan Willar a fini 27e en raison d’un temps de 2 h 22 m in 26,7 s.

Force tranquille

« Le diable se trouve dans les détails », comme le dit le proverbe. À la fois réservée et dévouée à son sport, Megan Frost s’assure de faire tout en son pouvoir pour s’améliorer. Un atout qui l’a grandement aidée en vue des Championnats du monde juniors, aux dires de son entraîneur.

« Elle n’a raté aucun entraînement durant la pandémie et est toujours à son affaire. Ça lui a donné un sacré coup de main à la reprise des activités et ensuite à atteindre de nouveaux standards », a-t-il expliqué.

Selon lui, la constance de la nageuse de 19 ans fait en sorte qu’elle se démarque jour après jour.

« Certains connaissent des hauts et des bas, mais Megan, peu importe le type d’entraînement qui est prévu, je sais quel sera son niveau. Sa rigueur aide à tirer le groupe vers l’avant. Aux mondiaux, elle a réussi à appliquer toutes les stratégies et les techniques que nous avions travaillées. Je suis vraiment fier d’elle », a ajouté M. Gingras.

Megan Willar est toute aussi engagée, un trait indispensable en eau libre. Spécialisée dans les courses de 200, 400 et 800 mètres à la piscine, elle a tenté sa chance aux 5 et 10 kilomètres en eau libre au terme des sélections de l’équipe nationale qui se sont faites sur 1500 m, en avril dernier.

Un tout autre entraînement l’attendait pour des épreuves bien différentes que celles disputées à la piscine, et où les compétitrices jouent du coude dans une eau agitée et se battent contre le courant.

« Ça affecte la technique, tu dois lever la tête plus souvent et c’est un apport musculaire complètement différent. Megan a décidé d’aller explorer à l’extérieur de sa zone de confort et a abordé le tout avec une belle ouverture d’esprit. Je suis très fier du chemin qu’elle a parcouru. Elle est très rapide, si sa confiance continue de se développer, elle pourrait vraiment bien performer. »

Participer aux Championnats du monde juniors étant déjà une victoire, leurs performances auront de quoi inspirer plusieurs coéquipières et coéquipiers. Fort à parier que ce n’est qu’un début pour les deux Megan de Pointe-Claire, qui seront à surveiller au cours des prochaines années.

PERSONNALITÉ DU MOIS D’OCTOBRE : PIERRE LAMY

Pierre Lamy : l’importance de transmettre sa passion

Depuis bientôt 40 ans, 38, plus précisément en janvier prochain, l’entraineur Pierre Lamy prodigue ses conseils aux nageur(euse)s québécoi((e)s. Ces dernières années, c’est aussi auprès des entraineur(e)s qu’il partage son savoir à titre de maitre-entraineur au Québec. Depuis 2012, pas moins de 119 entraineur(e)s ont été évalué(e)s et ont reçu leurs certifications aux formations « Natation 2021 » et « Natation 301 » par Pierre Lamy.

Son apport à la natation québécoise est très important depuis de nombreuses années, il allait donc de soi qu’il soit nommé personnalité All Tides du mois d’octobre !

C’est avec une fierté et une admiration bien sentie qu’il parle de sa dernière cohorte et de ses quatre décennies de métier.

« C’est valorisant de voir qu’il y en a d’autres qui aiment notre profession, qui y mettent du temps et qui sont heureux là-dedans », affirme celui qui adore croiser ses élèves en action aux différentes compétitions. « C’est de la formation continue, alors il faut maintenir le dialogue. Je suis ouvert avec eux. »

Un amour qui persiste

Pierre Lamy a eu un coup de foudre pour son sport lorsqu’il a assisté à des épreuves de natation aux Jeux olympiques de Montréal, en 1976. Il reviendra d’ailleurs aux piscines du Parc olympique bien des années plus tard, à titre d’entraineur au Centre national d’entrainement.

Originaire de Sorel-Tracy, il est déménagé à Québec afin de poursuivre la pratique de son sport lorsqu’il a fait son entrée au Cégep. Une fois le moment venu de s’inscrire à l’université, c’est toutefois en mathématiques qu’il a fait son admission.

« Je suis allé à l’université pour m’entrainer et je savais que je trouverais mon chemin un jour. »

C’est le cœur qui a dicté la route de l’étudiant-athlète qui a bifurqué vers des études en activité physique, car la satisfaction du devoir accompli et le côté humain étaient plus présents dans la natation, particulièrement à compter de l’âge de 23 ans, lorsqu’il est devenu entraineur.

« J’étais toujours dans le milieu du sport et je trouvais que j’avais eu un beau parcours et je voulais redonner aux autres. J’aimais ce que je faisais et l’esprit de gang était là. »

Les mathématiques ne sont toutefois jamais demeurées bien loin après ce changement de cap, car ce qui l’a aussi attiré dans le métier d’entraineur, c’était la planification et la résolution de problèmes. Comme en mathématiques.

« (J’aime) trouver la bonne solution pour que les athlètes puissent s’en sortir ou pour réussir une épreuve. (Je fais) toute la planification de ce processus vers le développement, plus que vers la performance à tout prix. Oui, la performance va venir, mais pour y arriver, ça prend un processus. »

Engager les athlètes dans la démarche de changement est primordial à ses yeux : « Il faut qu’ils se travaillent le cerveau un peu ! » lance-t-il de façon imagée. « Mon discours avec l’athlète, ç’a toujours été : Qu’est-ce que tu veux faire pour améliorer ça ? Je me vois comme un guide pour l’athlète. »

Curieux de nature, il a obtenu son diplôme de maîtrise en biomécanique en plus d’avoir amorcé des études au doctorat alors qu’il était l’entraineur-chef des Carabins de l’Université de Montréal, un club qu’il a dirigé pendant neuf ans.

Pierre Lamy a aussi été entraineur au Club CAMO pendant une dizaine d’années, en plus d’avoir fait partie de différentes équipes canadiennes présentes aux Jeux paralympiques, Jeux du Commonwealth et Championnats du monde.

Un dernier tour

Aujourd’hui, on peut encore le retrouver en bordure d’une piscine, cette fois au club CNQ, à Québec, auprès des athlètes de 11 à 13 ans. Ce retour aux sources lui plaît bien et lui permet de partager son savoir, tant chez les athlètes que chez les jeunes entraineurs.

Lorsqu’il se remémore ses débuts d’entraineur, Pierre Lamy constate que sa façon de diriger les athlètes a changé. Et il s’en réjouit.

« Si on fait toutes les choses au bon moment, on devrait toujours être capable d’avoir une progression. J’ai changé dans ma manière de coacher dans les 10-15 dernières années. Les jeunes, il faut les écouter et leur apprendre pourquoi on fait ça et qu’est-ce que ça va leur apporter en bout de ligne. On ne réussit pas tout le temps, c’est clair, mais au moins, le processus qu’on a fait va leur amener de belles choses. »

En guise de conclusion, il lance ce message aux entraineurs d’expérience qui, comme lui, sont à l’aube de la retraite, et il les encourage à revenir aux sources et à côtoyer les plus jeunes.

« Donnez au suivant, ça vaut la peine ! C’est louable et c’est bon pour le sport. […] Oui, ça me coûte beaucoup plus d’énergie que lorsque j’étais entraineur chez les Carabins. Les jeunes ne sont pas tous calmes, mais ils sont si rafraîchissants ! »

INTRODUCTION AU TEMPLE DE LA RENOMMÉE – FRANCE LATENDRESSE

Intronisation au temple de la renommée de la FNQ – France Latendresse

 

Notre intronisée dans la catégorie d’entraineur(e) d’excellence pour la saison 2021-2022 est France Latendresse.

Madame Latendresse a débuté sa carrière en natation en tant nageuse. Membre de l’équipe nationale à plusieurs reprises, dont lors des Jeux du Commonwealth de 1974 en Nouvelle-Zélande, elle a été médaillée aux Jeux du Canada et abaissé plusieurs records canadiens et provinciaux au cours de sa carrière d’athlète. Elle a également été championne canadienne au 200m papillon pendant cinq ans.

Suite à sa carrière de nageuse, madame Latendresse s’est tournée vers le rôle d’entraineure où elle a aidé de nombreux athlètes à performer aux plus hauts niveaux durant plus de quarante ans. Elle s’est impliquée au sein de différents clubs donc le Club aquatique de Pointe-Claire, le Club aquatique de Salaberry-de-Valleyfield, le Club de natation de Loretteville et enfin le Club de natation du Haut-Richelieu.

Au cours de son séjour au sein du CNHR, France Latendresse a recruté et aidé à développer plusieurs athlètes paralympiques qui ont connu de très belles carrières et ont représenté fièrement le Canada au niveau international.

La liste d’athlètes qui ont eu la chance d’apprendre et de progresser auprès de madame Latendresse comprend entre autres Justine Morrier, Maxime Rousselle et Aurélie Rivard.

Justine et Maxime ont connu de très belles carrières et ont été de multiples finalistes aux Championnats du monde de paranatation en plus de remporter plusieurs médailles lors de différentes compétitions internationales.

La collaboration entre madame Latendresse et Aurélie Rivard a duré jusqu’en 2016 et a été très fructueuse. Les accomplissements d’Aurélie au cours de cette période incluent trois participations aux Championnats du monde de paranatation, une médaille d’argent à ses premiers Jeux paralympiques à Londres en 2012 ainsi que trois médailles d’or et une d’argent aux Jeux de Rio en 2016. Au cours de cette période, elle a également battu plusieurs records du monde en plus de se voir décerner différents prix et autres marques de reconnaissance au niveau provincial et national.

Madame Latendresse a également été sélectionnée comme entraineure de l’équipe canadienne lors des Championnats du monde de 2014 et de 2015, ainsi que lors des Championnats Pan-Pacifique de 2011 et de 2014. Elle a aussi participé à deux reprises Jeux du Canada en tant qu’entraineure.

Au cours de toutes ces années d’engagement et dévouement auprès des jeunes, madame Latendresse a aidé de nombreux(euses) athlètes à atteindre un niveau d’excellence exemplaire et a contribué de manière exceptionnelle au développement de la paranatation au Québec et au Canada.

Merci, madame Latendresse, pour tout ce que vous avez fait pour notre sport au cours de votre carrière. Bienvenue au Temple de la renommée de la natation québécoise.

INTRODUCTION AU TEMPLE DE LA RENOMMÉE – GÉRARD PINSONNAULT

Intronisation au temple de la renommée de la FNQ – Gérard Pinsonnault

Notre intronisé dans la catégorie bâtisseur pour l’année 2021-2022 est Gérard Pinsonnault.

Né à Venise-en-Québec en 1940, monsieur Pinsonnault a été impliqué à plusieurs niveaux dans le monde de la natation et du sport en général tout au long de sa vie. L’influence positive de monsieur Pinsonnault sur la natation québécoise s’est fait ressentir à plusieurs niveaux. Il a entre autres été une figure centrale de l’histoire du Club SAMAK de Brossard, a été président de la FNQ durant trois ans en plus de siéger au conseil d’administration durant plusieurs années, et a contribué à la formation de plusieurs officiel(le)s dans plusieurs régions du Québec.

Ayant débuté sa carrière d’officiel en natation avec le Club de Montréal-Nord vers la fin des années 70, il s’est ensuite déplacé sur la Rive-Sud de Montréal afin de se joindre au Club SAMAK de Brossard où ses quatre enfants France, Johanne, Isabelle et Christian, ont évolué comme nageur(euse)s et entraineur(e)s. Johanne garde d’ailleurs plusieurs souvenirs de cette époque lorsque son père était très impliqué au sein du Club SAMAK.

« Mon père était très impliqué dans la logistique des grandes compétitions, tant à Brossard qu’au niveau des compétitions nationales comme les essais olympiques par exemple. Il s’occupait également du recrutement d’athlètes pour le club, de la logistique de transport et d’hébergement pour les compétitions à l’étranger et de toute sorte d’autres dossiers ».

En plus de faire multiples voyages à la piscine chaque jour afin de permettre à enfants de participer aux entrainements, monsieur Pinsonnault dédiait beaucoup de son temps libre à la natation. Toutes les fins de semaine, il participait à plusieurs compétitions en tant qu’officiel dans le but de grimper les échelons et d’obtenir sa certification de niveau 5.

Au cours de sa carrière, il a aussi contribué à la formation d’un grand nombre officiel(le)s partout à travers le Québec.

« Il partait souvent sur la route en compagnie de ma mère Cécile, elle aussi une officielle de niveau 5, afin de donner des formations aux officiel(le)s moins expérimenté(e)s. Les officiel(le)s nouvellement formé(e)s voulaient ensuite venir à Brossard afin de participer à des compétitions et de mettre en application leurs nouveaux apprentissages ».

Durant les années 80, monsieur Pinsonnault est devenu président du club SAMAK. Au cours de son passage comme président du club de Brossard, monsieur Pinsonnault a su s’entourer de plusieurs bénévoles dévoué(e)s qui ont contribué à la mise en place de plusieurs compétitions et autres événements pour les jeunes nageurs et nageuses de la région. Gérard Pinsonnault était passionné par la natation et il faisait tout en son possible afin de mettre en place des événements de grande qualité. Il avait même réussi à faire venir chanter Nathalie Simard lors d’une compétition du club, au grand plaisir de tous les athlètes et spectateur(trice)s présent(e)s.

« L’une des grandes qualités de mon père était sa capacité d’être très rassembleur et de savoir comment s’entourer de personnes compétentes dans leurs domaines, que ce soit au niveau du financement, des campagnes publicitaires pour recruter des nageurs ou de l’organisation des compétitions. C’était l’une de ses grandes forces » a poursuivi Johanne Pinsonnault.

Il a su créer un esprit de famille et de travail d’équipe dans le club SAMAK qui a accueilli et servi de tremplin à plusieurs nageurs et nageuses de haut calibre à l’époque dont Guylaine Cloutier et Nadine Rolland.

En 1983, monsieur Pinsonnault est devenu membre du conseil d’administration de la FNQ, pour ensuite agir comme président de 1984 à 1986, période durant laquelle il a continué de contribuer au développement de la natation au Québec, notamment en faisant rayonner les fameuses Coupes Esso à Montréal.

La natation occupait une place majeure dans la vie de monsieur Pinsonnault, mais il a rayonné dans d’autres sports également, s’étant entre autres impliqué bénévolement au hockey et au baseball, sports que pratiquait son fils Christian. Quelques années après son décès, survenu en 1992 au jeune âge de 51 ans, il avait d’ailleurs reçu la médaille du Gouverneur général pour son implication bénévole auprès des jeunes.

Nous tenons à remercier monsieur Pinsonnault pour son implication et sa contribution à la natation au Québec. Bienvenue au Temple de la renommée de la natation québécoise.

INTRODUCTION AU TEMPLE DE LA RENOMMÉE – LOUISE LEBLANC

Intronisation au Temple de la renommée de la FNQ – Louise Leblanc

Cette année, notre intronisée dans la catégorie d’officiel de l’année est Louise Leblanc. 

Officielle, administratrice et formatrice depuis plus de 30 ans, madame Leblanc est une figure importante et très respectée au sein de la communauté de la natation québécoise. Siégeant au comité technique de la FINA, madame Leblanc participe régulièrement à des compétitions internationales importantes partout à travers le monde. Par l’excellence de son travail et son grand professionnalisme, madame Leblanc représente toujours le Québec de manière exemplaire sur la scène internationale. Son apport à la natation québécoise ne se limite toutefois pas au rôle d’officielle puisqu’elle donne régulièrement de son temps afin de transmettre ses connaissances et de former la relève québécoise chez les officiels.

C’est en 1991 que madame Leblanc a connu sa première expérience comme officielle alors qu’elle était une maitre-nageuse au sein du club de natation de Sherbrooke. Cette année-là, le club organisait les Championnats provinciaux des maitres et ils recherchaient des chronométreurs. Madame Leblanc s’est portée volontaire et a suivi sa formation de niveau 1.

Durant les mois suivants, plusieurs autres opportunités d’être officielle lors de compétitions se sont présentées à madame Leblanc, et c’est avec joie qu’elle a répondu à l’appel. Elle a donc suivi plusieurs formations et a continué de grimper les échelons pour finalement atteindre le niveau 5, puis obtenir sa certification de la Fédération internationale de natation. Elle est ainsi devenue l’une des seules canadiennes pouvant participer à des compétitions internationales de la FINA.

« Ce qui me plaît dans le milieu des officiel(le)s en natation c’est la grande passion que nous partageons tous pour ce sport. C’est très agréable. Peu importe notre poste ou notre rôle exact, nous sommes tous sur un pied d’égalité car nous sommes tous autant passionné(e)s »

Au cours de sa carrière d’officielle, madame Leblanc a eu la chance de participer à de nombreuses compétitions internationales d’envergure, mais rien ne peut égaler les deux expériences qu’elle a vécues à titre de juge-arbitre lors des Jeux olympiques de Londres en 2012 et lors de Tokyo en 2021. Occuper un rôle aussi important sur une aussi grande scène fut une grande fierté pour madame Leblanc, mais également pour l’ensemble de notre communauté.

« Les olympiques de Londres en 2012 m’ont grandement marqué. Tou(te)s les officiel(le)s avaient été présenté(e)s sur la scène et c’est à ce moment que j’ai réalisé l’envergure de l’évènement. J’ai encore la chair de poule lorsque j’y repense. Un autre évènement qui m’a marqué est les Jeux olympiques de Tokyo alors que j’étais l’une des quatre juges-arbitres sur place. Avoir l’ultime poste lors de l’ultime compétition, c’est quelque chose. J’ai vraiment été très privilégiée pendant ma carrière d’officielle », nous a-t-elle affirmé.

Louise Leblanc est un modèle pour nos jeunes arbitres qui débutent dans la profession et la Fédération de natation du Québec est choyée de pouvoir compter sur une officielle aussi passionnée et qui est toujours disponible pour transmettre ses connaissances et son expérience. Si elle avait un conseil à donner à tous ces jeunes officiel(le)s qui débutent dans le métier, ce serait d’apprécier le moment présent.

« Je leur dirais d’apprécier chaque moment, chaque expérience, de vivre le moment présent. On ne sait jamais jusqu’où ces expériences peuvent nous mener. De profiter de la chance que nous avons de voir de près la progression des athlètes d’ici », a-t-elle conclu.

Merci, madame Leblanc, pour tout ce que vous faite pour notre sport au Québec et ailleurs. Bienvenue au Temple de la renommée de la natation québécoise.

INTRODUCTION AU TEMPLE DE LA RENOMMÉE – PIERRE DUROCHER

Intronisation au temple de la renommée de la FNQ – Pierre Durocher

Cette année, notre intronisé dans la catégorie membre honoraire de l’année est Pierre Durocher.

Vers la fin des années 70 et le début des années 80, Monsieur Durocher a été au cœur de la croissance de la couverture médiatique entourant la natation et les autres sports amateurs au Québec. Il a donné une belle visibilité à de nombreux athlètes et entraineur(e)s québécois à une époque où l’on parlait très peu de natation dans les médias. Son amour pour notre sport et son excellent travail journalistique ont fortement contribué à la popularisation et au développement de la natation au Québec.

Né à Laval le 18 juillet 1955, Pierre Durocher a débuté sa carrière de journaliste sportif au Journal de Montréal en 1975, soit un an seulement avant les Jeux olympiques de Montréal.

Les Jeux de 1976 furent d’ailleurs un événement marquant de la carrière de monsieur Durocher. Attitré à la couverture des épreuves de natation et d’athlétisme, il eut la chance de couvrir plusieurs athlètes importants de l’histoire de la natation québécoise, dont Anne Jardin, Robin Corsiglia et Hélène Boivin. C’est durant cette période que monsieur Durocher développa son grand intérêt envers la natation.

« De tous les évènements que j’ai couverts dans ma vie, et j’en ai couvert de toutes les sortes au courant de ma carrière au Journal de Montréal, celui qui m’a le plus marqué c’est les Jeux olympiques de 1976. De savoir que les Jeux étaient présentés dans ma ville et que les meilleurs athlètes de la planète seraient sur place, c’était magique. Ça m’a beaucoup marqué ».

En effet, au cours des années suivant les Jeux, une réelle effervescence entourant les sports amateurs s’installa au Québec et Pierre Durocher eut la chance de couvrir de nombreuses compétitions de natation dont plusieurs championnats provinciaux et nationaux ainsi que les Jeux panaméricains de 1979 à Porto Rico.

« Nous avions plusieurs athlètes québécois dans l’équipe canadienne à cette époque et cela a vraiment contribué à faire grandir l’intérêt envers la natation au Québec au cours des années suivant les Jeux. Avant cela, c’était très rare que l’on parle de natation dans les journaux au Québec, même lorsque nos athlètes gagnaient des médailles ».

Malheureusement, suite à la décision du Canada de boycotter les Jeux de Moscou en 1980, la couverture médiatique des sports amateurs diminua au Québec et plusieurs dirigeants des grands journaux de l’époque décidèrent de se concentrer davantage sur la couverture des sports professionnels.

Durant cette période, bien qu’il était désormais attitré à la couverture d’autres sports, il était important pour monsieur Durocher que l’on continue de parler de natation dans les médias. Avec la collaboration du directeur général de la fédération de natation du Québec à l’époque, Edgar Théorêt, monsieur Durocher insista auprès de ses patrons au Journal de Montréal pour qu’ils acceptent de libérer son horaire afin qu’il puisse couvrir davantage de compétitions de natation.

Bien que monsieur Durocher ait été attitré à la couverture de plusieurs sports au cours de sa carrière au Journal de Montréal, c’est toujours avec joie qu’il acceptait de couvrir des compétitions de natation lorsqu’il en avait la chance et c’était toujours un plaisir pour lui de mettre de l’avant des athlètes amateurs moins connus du grand public.

« C’est toujours avec grand plaisir que je couvrais des compétitions de natation dans les évènements nationaux et internationaux. J’ai toujours trouvé que les athlètes en natation étaient des athlètes remarquables et c’était toujours très agréable de faire des entrevues avec eux, car étant des athlètes amateurs, ils étaient très heureux d’avoir de la reconnaissance dans les médias pour leurs accomplissements sportifs ».

C’est en 2018 que monsieur Durocher a pris sa retraite après une très belle carrière de 43 ans durant laquelle il aura couvert une panoplie de sports, d’athlètes et d’événements sportifs marquants.

Merci, monsieur Durocher, d’avoir donné de la visibilité à nos athlètes et à nos entraineur(e)s et d’avoir contribué à la popularisation de notre sport. Bienvenue au Temple de la renommée de la natation québécoise.

INTRONISATION AU TEMPLE DE LA RENOMMÉE – JO-ANN ALLEN

INTRONISATION AU TEMPLE DE LA RENOMMÉE DE LA NATATION QUÉBÉCOISE – jo-ann allen

Sur la recommandation du comité de sélection du Temple de la renommée, la fédération de natation du Québec a ouvert ses portes à une nouvelle catégorie d’intronisé(e)s en 2022, soit celle d’entraineur(e) développement. Ainsi, seront honoré(e)s ces entraineur(e)s qui se seront démarqué(e)s en éveillant la passion d’une multitude de jeunes nageurs et nageuses du Québec.  

Et pour inaugurer cette nouvelle catégorie, c’est madame Jo-Ann Allen qui a été intronisée cette année. 

Bien que le travail des entraineur(e)s qui se spécialisent dans le développement des jeunes athlètes soit parfois moins reconnu que le travail des entraineur(e)s de niveau senior, leur implication est inestimable et essentielle au développement des athlètes et de notre sport. Madame Allen a connu une carrière de plus de 55 ans en natation et a inspiré et formé plusieurs centaines de jeunes nageurs et nageuses qui ont eu de très belles carrières par la suite. Nous sommes choyés d’avoir pu compter sur l’excellent travail de madame Allen durant autant d’années.

Jo-Ann Allen a fait ses débuts en natation au sein du club de Trois-Rivières où elle a suivi des cours durant son adolescence. C’est son entraineur de l’époque qui l’a encouragé à faire la transition d’athlète à entraineure.

« Mon entraineur de l’époque, Douglas Thibault, a été un mentor pour moi et m’a beaucoup inspiré. C’est lui qui m’a encouragé à devenir entraineure. Il avait de la difficulté avec un groupe de nageurs qu’il entrainait et il m’a donc proposé de prendre le relais. J’avais seulement 12-13 ans à l’époque, mais j’ai accepté le défi et ça s’est très bien passé. C’est comme ça que ça a commencé ! » nous a confié madame Thibault.

Par la suite, son parcours s’est poursuivi du côté du Cégep Garneau puis à l’Université Laval durant ses études en enseignement de l’éducation physique. Madame Allen est ensuite devenue responsable des programmes de 10 ans et moins au club de Sainte-Foy puis au club SAMAK de Brossard où elle a pu partager ses connaissances ainsi que sa passion à de nombreux(euses) jeunes athlètes du Québec.

« On ne se rend pas compte de l’impact que l’on peut avoir et de tout ce que l’on peut donner aux jeunes athlètes. J’ai toujours aimé travailler avec les jeunes, les amener à donner le meilleur d’eux-mêmes et à se rendre le plus loin possible, leur donner de bonnes valeurs. C’était une véritable passion pour moi », a-t-elle affirmé.

Après un intermède de quelques années où elle a enseigné l’éducation physique au primaire, Jo-Ann Allen a été engagée par le club CAMO en 1999. C’est avec ce club qu’elle aura le plus grand impact, et ce jusqu’à sa retraite en 2017.

Nous avons demandé à madame Allen quels messages elle aimait donner aux jeunes athlètes qui débutaient dans le sport, voici ce qu’elle a répondu :

« Je leur disais de toujours travailler avec rigueur, de bien faire ce qu’ils ont à faire. Je leur disais aussi que quand ils s’engagent dans quelque chose, de s’engager pleinement. De ne pas abandonner avant de se rendre à leurs   buts ».

Ces conseils ont définitivement porté fruit, puisque madame Allen et les athlètes qu’elle a entrainé(e)s au cours de sa carrière ont réussi plusieurs accomplissements. En voici quelques-uns :

  • Meilleur club au Québec chez les 10 ans et moins avec le SAMAK de Brossard (1984-1988) et CAMO (1999-2003).
  • Alternance de 1re et 2e position comme meilleur club au Québec chez les 11-12 ans avec CAMO (2004-2017).
  • Une dizaine de nageurs et nageuses que madame Allen a entrainés dans la catégorie 11-12 ans ont abaissé plus d’une trentaine de records provinciaux entre 2004 et 2016 ainsi que deux records canadiens.


Malgré tous ces excellents résultats, plusieurs athlètes ayant côtoyé madame Allen au cours de leurs carrières affirment que son impact ne se limitait pas au plan sportif, mais qu’elle savait transmettre plusieurs qualités humaines utiles dans différentes sphères de la vie. 

Merci madame Allen pour votre grande contribution à notre sport durant toutes ces années et bienvenue au sein du Temple de la renommée de la natation québécoise.

« C’est beaucoup de fierté et tout un honneur d’être intronisée au Temple de la renommée. Je ne pensais jamais recevoir une reconnaissance comme ça. Je partage cet honneur avec tous les nageurs et nageuses que j’ai entrainés au cours de ma carrière. C’est en partie grâce à eux si je suis ici aujourd’hui », a-t-elle conclu.

INTRONISATION AU TEMPLE DE LA RENOMMÉE – NATHALIE GIGUÈRE

 

Intronisation au temple de la renommée de la natation québécoise – Nathalie Giguère 

 

Le 24 septembre 2022, Nathalie Giguère a été intronisée au temple de la renommée de la natation québécoise.  

Madame Giguère a connu une magnifique carrière de 17 ans en natation et a marqué l’histoire de notre sport de façon remarquable. Dès son plus jeune âge, ses exploits sportifs ont marqué l’imaginaire du peuple québécois, faisant d’elle une grande source d’inspiration pour plusieurs jeunes nageurs et nageuses de la province. 

Née le 16 janvier 1973 dans le quartier Charlesbourg à Québec, Nathalie Giguère n’a pas pris beaucoup de temps avant de se faire un nom en natation. Ayant joint le club de Charlesbourg à l’âge de huit ans, elle a rapidement grimpé les échelons, se qualifiant pour les championnats nationaux jeunesse dès l’âge de 11 ans. Deux ans plus tard, elle se qualifie pour ses premiers championnats nationaux seniors et remporte un premier titre national en 1989, à l’âge de 16 ans seulement. 

« J’ai commencé à nager avec le club de Charlesbourg à 8 ans et mes parents m’avaient dit à que ce serait seulement des entrainements, mais seulement six mois plus tard je prenais part à ma première compétition. J’ai eu la piqure et je n’ai pas regardé derrière par la suite !  

C’est à cette époque que la nageuse rejoint les rangs de l’équipe de natation de l’Université Laval et poursuit sa progression sous la gouverne de l’entraineur Benoît Lebrun. Cette collaboration s’est avérée très fructueuse puisque la spécialiste du 200m brasse a remporté pas moins de huit titres nationaux lors de son séjour au sein du Rouge et Or. C’est d’ailleurs elle qui détient, encore à ce jour, le record de l’Université au 200m brasse féminin. 

« Le 200m brasse était vraiment ma spécialité, c’est dans cette épreuve que j’ai réussi mes plus belles performances en carrière. J’avais juste assez de force et de puissance pour cette distance. Je suis une nageuse de 200 ! » a affirmé madame Giguère.

En plus de ses exploits sur la scène nationale, Nathalie Giguère a également marqué l’histoire de la natation internationale canadienne. Elle a entre autres remporté des médailles d’or à l’Omnium international des États-Unis de 1989 et de 1990, est montée sur la plus haute marche du podium aux Jeux du Commonwealth à Auckland en 1990 et est devenue Championne du monde lors de la Coupe du monde de Berlin-Est la même année. Elle a également récolté des médailles d’argent aux championnats pan-pacifiques de Tokyo en 1989 et une autre lors de la Coupe du monde de Berlin-Est de 1990. Son expérience aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992, où elle a terminé en 6e position lors de l’épreuve du 200m brasse, est un souvenir qui restera marqué dans la mémoire de madame Giguère.

« J’ai d’excellents souvenirs des Jeux de Barcelone. C’était vraiment de beaux Jeux bien organisés. Ma famille était sur place pour vivre ce moment avec moi et j’ai obtenu mon meilleur temps vie au 200m brasse lors des préliminaires. Je suis encore très emballée lorsque j’en parle, c’est un moment que je n’oublierai jamais » a-t-elle affirmé.

Après sa retraite sportive, Nathalie Giguère a été intronisée au Cercle de l’excellence de la natation canadienne et s’est impliquée auprès de l’équipe nationale canadienne, faisant entre autres partie du personnel de la mission canadienne pour les Jeux du Commonwealth de 2006 à Melbourne, en Australie. Elle a également été porteuse de la flamme olympique au Québec pour les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver. 

Lorsqu’interrogée à savoir si elle aurait un conseil à donner aux jeunes nageurs et nageuses qui débutent en natation, madame Giguère a soutenu que le plus important, c’est que ça demeure un plaisir d’aller nager à tous les jours.

« Il faut que ça reste un plaisir, une passion, un bonheur d’aller nager. Il ne faut pas que ce soit un fardeau ou que ça te tire vers le bas, au contraire il faut que ça t’élève, que ça te fasse du bien. Un autre conseil que je donnerais serais de na pas lâcher, de persévérer, tant qu’on y met de l’énergie, des efforts, je pense qu’on peut réussir à atteindre ce que l’on veut vraiment atteindre dans la vie. »

Félicitations madame Giguère pour avoir si bien représenté le Québec et le Canada durant toutes ces années et bienvenue au sein du Temple de la renommée de la natation québécoise.

ATHLÈTE DU MOIS DE SEPTEMBRE : ALISSON GOBEIL

Alisson Gobeil, quatre médailles, un record canadien et le titre d’athlète du mois !

La paranageuse Alisson Gobeil a connu un séjour de rêve aux Jeux du Canada au mois d’août dernier. C’est avec quatre médailles et un record canadien que l’Almatoise est retournée à la maison, le cœur rempli de fierté.

Il ne faisait aucun doute qu’à son retour au Québec, Alisson allait également se mériter le titre d’athlète All Tides du mois.

Alisson Gobeil a amorcé les Jeux en force avec une médaille de bronze au 200/400 m libre dès la première journée de compétition. Elle a récidivé dès le lendemain, décrochant une deuxième médaille de bronze, cette fois au 100 m libre.

Si la Québécoise n’a pas remporté de médaille lors de la troisième journée de compétition, elle n’a pas raté la chance de se faire remarquer. Son temps en qualification au 50 m dos a fracassé un record canadien vieux de 20 ans.

Gobeil a poursuivi sur sa lancée lors de sa dernière journée d’activité à Niagara où elle a doublé sa récolte de médaille. Elle a d’abord accroché une médaille d’argent à son cou au 50 m libre avant de conclure les Jeux du Canada de belle façon avec une médaille de bronze au 150/200 m quatre nages où elle a d’ailleurs partagé le podium avec sa coéquipière Tatiana Nault, qui a terminé deuxième.

« Les Jeux du Canada représentaient son objectif ultime. Elle est très fière de ce qu’elle a réalisé. Elle a tout donné et elle va toujours au bout de ses limites », ont déclaré ses parents.

« Pour nous, c’est exceptionnel de la voir se dépasser comme ça, particulièrement aux Jeux du Canada. Elle nous surprend chaque fois, on ne sait pas où elle va chercher cette force-là », ont-ils ajouté.

Michel Tremblay, l’un des entraineurs en natation pour l’équipe du Québec aux Jeux du Canada a lui aussi été un témoin privilégié des accomplissements d’Alisson Gobeil à Niagara. Ce dernier s’est dit inspiré des réalisations de la jeune athlète.

« C’est tellement mérité pour Allison ! Elle est extrêmement à l’écoute, elle veut toujours apprendre et elle est ouverte aux commentaires. Elle m’inspire énormément. J’étais en arrière-scène avec elle lorsqu’elle a gagné sa première médaille. C’était toute une fierté ! Sa force de caractère m’inspire beaucoup. »

Atteinte de l’Ataxie de Charlevoix-Saguenay, une maladie évolutive, Alisson a été forcée de changer de catégorie de compétition peu de temps avant les Jeux, ce qui rend ses exploits encore plus marquants.

Après ses réussites à Niagara, Alisson n’a pas eu énormément de repos. Elle est retournée sur les bancs d’école au Pavillon Wilbrod-Dufour où elle étudie dans un programme de sport-études en natation. De plus, elle s’entraîne encore plus fort présentement alors que le processus de qualifications pour les Jeux paralympiques de Paris est dans sa ligne de mire.

« Elle s’en va dans un camp de perfectionnement en octobre et elle va participer aux essais paralympiques cette année. La saison est déjà commencée, il n’y a pas beaucoup de repos pour l’instant. C’est une force de la nature », ont fièrement conclu ses parents.