Le programme de mentorat provincial, en place depuis deux ans, prend une nouvelle couleur à Val-d’Or avec le club aquatique régional Abitibi-Témiscamingue (CARAT). En combinant accompagnement stratégique et soutien technique, ce partenariat à deux volets avec Pierre Lamy, mentor provincial, marque un pas de plus dans l’évolution du modèle.
Au printemps dernier, un projet pilote a pris racine en Abitibi : l’implantation d’un partenariat de mentorat entre le club CARAT de Val-d’Or et Pierre Lamy. Cette initiative se déploie en deux volets : un accompagnement en gestion et en structuration avec Yazid Achour, directeur sportif du club, et un soutien technique ciblé avec Sophie Germain-Lacroix, entraineure responsable du groupe Sport-Études.
Un accueil enthousiaste et une volonté de bâtir
Du côté de la direction, l’arrivée de Pierre a été perçue comme une opportunité de bâtir avec ambition. « On désirait repartir de zéro… et on veut bâtir quelque chose d’important sur 4-5 ans », explique Yazid Achour. La venue d’un regard externe, indépendant, a permis une remise à plat structurée, notamment grâce à un diagnostic initial basé sur trois axes : état des lieux du club, planification sportive, et répartition des rôles.
Pour Yazid, l’expertise de Pierre représente aussi une légitimité nouvelle dans le milieu de la natation : « Moi, je viens d’autres sports. Ce mentorat, ça m’a aidé à mieux comprendre le réseau, à avoir des outils concrets et à me sentir soutenu dans mes décisions ».
Des outils concrets pour les entraineures et entraineurs
Le partenariat ne s’arrête pas à la gestion : il se traduit directement sur le bord du bassin. Un plan d’accompagnement aux 12 semaines a été mis en place avec tous les entraineures et entraineurs du club, incluant des rencontres régulières, une planification homogène, et des outils d’évaluation des athlètes adaptés à chaque groupe. Pour un club en pleine transformation, cela représente un changement de culture : « Aujourd’hui, on avance avec une vision commune et une structure claire. C’est motivant de sentir toute l’équipe aller dans la même direction. »
Un accompagnement adapté à la réalité de terrain
Pour Sophie Germain-Lacroix, le mentorat est arrivé à point, alors qu’elle amorçait ses premières saisons à la tête du groupe Sport-Études. « J’avais besoin d’aide pour cibler mes priorités de fin de saison. Pierre m’a aidée à valider mes types d’entrainements, à construire mes micro-cycles, à mieux comprendre le seuil aérobie. » Les échanges ont été personnalisés, ponctués d’une visite, d’analyses techniques et de partage de documents pédagogiques.
Au-delà du contenu technique, c’est la posture d’écoute du mentor qui a marqué : « Il me dit souvent : “Toi, tu ferais comment?” Il m’aide à réfléchir, pas à copier. Et ça, c’est précieux ».
Et la suite?
Dès l’automne, le travail se poursuivra. Une visite de Pierre est prévue à Val-d’Or, et le club entamera un nouveau cycle de planification. Le mentorat restera une boussole, un soutien stratégique au quotidien. « Ce n’est pas juste une série de rencontres. C’est un filet de sécurité, un appui, une source de clarté dans nos décisions », conclut Yazid.


