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PERSONNALITÉs INSPIRANTEs JUIN 2024 : Athlètes OLYMPIQUES ET PARALYMPIQUES 2024

En route vers Paris : le parcours inspirant de dix athlètes et para-athlètes d’ici

20 juin 2024 | Rédaction : Anne-Sophie Maltais

Les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 arrivent à grands pas et la délégation canadienne est maintenant confirmée. Au total, 11 athlètes et paraathlètes québécoises et québécois ont réussi à obtenir leur billet d’avion pour ce prestigieux événement. Découvrez les secrets de leurs succès et leurs meilleurs conseils. 

À la suite des Essais olympiques et paralympiques, qui ont eu lieu du 13 au 19 mai derniers, pas moins de 10 personnes ont réussi à se qualifier pour Paris. Les voici : 

  • Abi Tripp (Entraineur : Marc-André Pelletier Club de natation Région de Québec)
  • Alexander Elliot (Entraineur : Marc-André Pelletier Club de natation Région de Québec)
  • Arianna Hunsicker (Entraineur :  Simon Deguire Club de natation Rouge et Or/Université Laval)
  • Aurélie Rivard (Entraineur : Marc-André Pelletier Club de natation Région de Québec)
  • Clémence Paré (Entraineur :  Simon Deguire et Marie Bergeron Club de natation SAMAK/Club de haute perfomance du Québec)
  • Mary-Sophie Harvey (Entraineur : Greg Arkhurst Club aquatique de Montréal) 
  • Nicolas-Guy Turbide (Entraineur : Marc-André Pelletier Club de natation Région de Québec)
  • Patrick Hussey – Club aquatique Pointe-Claire 
  • Philippe Vachon Club de natation Mégophias 
  • Sabrina Duchesne   (Entraineur : Emmanuel Vergé  Club de natation Rouge et Or/Université Laval)
  • Tess Routliffe   (Entraineur :  Simon Deguire Club de natation Rouge et Or/Université Laval)

Plusieurs vivront cette expérience pour la première fois et d’autres la revivront à nouveau. C’est avec gentillesse qu’ils ont accepté de nous partager leurs histoires, mais aussi les outils qui leur ont permis d’atteindre un si haut niveau. 

Du rêve à la réalité 

La quête olympique est souvent vue comme étant l’objectif ultime d’une carrière sportive. Toutefois, ce n’est pas le but premier de chacun. Il arrive qu’elle se manifeste au fil de la carrière et des succès qui l’accompagnent. 

C’est le cas de Patrick Hussey, qui, en grandissant, souhaitait faire partie de l’équipe nationale. Finalement, après avoir atteint cet objectif et ensuite participé à des compétitions internationales, l’idée de se rendre aux Jeux olympiques a commencé à faire son chemin. Cette idée est ensuite devenue un rêve, que l’athlète du Club Aquatique Pointe-Claire s’apprête à réaliser enfin, après plusieurs années d’efforts. 

Pour d’autres, participer aux Jeux olympiques ou paralympiques n’est qu’une idée impossible, jusqu’à ce qu’elle se réalise. C’est un peu le cas de Philippe Vachon. « Si on m’avait dit il y a 10 ans que mes petites jambes m’auraient amené aussi loin, je n’y aurais pas cru », témoigne-t-il, en faisant référence à son handicap. 

Aurélie Rivard, elle non plus, n’aurait jamais imaginé atteindre un jour les Jeux paralympiques.  « Je ne pensais pas avoir le talent ou la personnalité pour y croire », exprime la nageuse qui fait partie du Club de natation Région de Québec. Comme quoi, rien n’est impossible!

Les forces de l’athlète

Pour atteindre cet objectif ultime, il ne suffit pas d’avoir les habiletés physiques, la discipline et la force mentale. En effet, pour Simon Deguire, qui supervise l’entrainement de Tess Routliffe et Arianne Hunsicker « Arianna communique bien avec les entraineurs afin de poser ses questions et partager ses impressions, dans le but ultime de progresser. C’est une jeune athlète très déterminée, fonceuse et proactive ».  

Toujours selon Deguire  « Tess est encore très jeune, mais elle déborde de leadership. Elle a une éthique de travail exemplaire, elle est affamée, pleine d’énergie et soucieuse de ses coéquipières et coéquipiers ».

Il poursuit en expliquant la réussite de Tess en ces mots : « une grosse partie de son succès repose sur sa capacité à répéter des efforts de compétition lors des entrainements. Ses performances en compétition s’améliorent continuellement, et elle est en mesure de répéter et répéter des performances de haut calibre, ce qui est une chose très difficile à faire dans le sport de haute performance ».

De son côté, Mary-Sophie Harvey précise : « aux Jeux Olympiques de Tokyo, j’avais un sentiment d’imposteur, et depuis ce temps, j’ai constamment cherché à m’améliorer dans toutes les sphères de ma vie pour arriver aux Jeux olympiques de Paris. Je suis fière de moi et de la personne que je suis devenue pour y arriver ».

La force de l’entourage

Évidemment, se rendre aux Jeux olympiques et paralympiques ne se fait pas en claquant des doigts. Il faut une bonne dose de persévérance, une excellente discipline, des heures incalculables de travail, des sacrifices, mais surtout, un entourage présent et impliqué. C’est même parfois ce qui fait toute la différence. 

Patrick Hussey en témoigne : « C’est la somme des encouragements de plusieurs entraineurs, coéquipiers et amis qui m’a inspiré à donner mon maximum pour atteindre le plus haut niveau possible ». 

La présence et le soutien des entraineures et entraineurs sont aussi un moteur de réussite et de motivation pour les athlètes et paraathlètes. Lorsqu’on leur demande qui est la première personne qu’elles et ils ont remerciée à la suite de leur sélection, la plupart répond : « mon entraineur ». Voilà une belle forme de reconnaissance envers celles et ceux qui travaillent au quotidien dans l’intérêt des athlètes et des clubs qu’ils représentent. Selon Simon Deguire, la force de l’entourage de Tess, c’est la confiance presque aveugle qu’elle témoigne pour son équipe. Clémence Paré, qui fait équipe avec Tess, partage cette opinion. Depuis que je me sens bien dans mon environnement d’entrainement, j’ai non seulement plus de plaisir à nager, mais c’est vraiment la force de notre groupe qui me porte.  Elle ajoute qu’au moment où elle a appris sa qualification pour les Jeux paralympiques, ses pensées se sont immédiatement tournées vers sa famille et son groupe d’entrainement, ces piliers sans qui rien de tout cela ne serait possible.

Si les entraineures et entraineurs des athlètes jouent un rôle majeur dans ce parcours sportif, les parents et les proches ont un rôle tout aussi important. 

Philippe Vachon, nageur paralympique du Club de natation Mégophias, considère que la personne qui l’a le plus inspiré dans sa quête olympique est sa sœur, malgré le fait qu’elle ne soit pas une athlète. Mère de deux enfants, elle mène une vie bien occupée, jonglant entre ses responsabilités familiales et professionnelles. Ce qui impressionne particulièrement Philippe, c’est la manière dont elle aborde chaque journée avec une attitude positive et une résilience admirable.

Sa sœur incarne des valeurs que Philippe juge essentielles pour tout athlète, en particulier pour ceux qui, comme lui, doivent surmonter des défis particuliers liés à un handicap. Sa capacité à rester optimiste et déterminée, même dans les moments difficiles, a été une source constante d’inspiration pour lui. Philippe voit en elle un modèle de persévérance et de force intérieure, des qualités qui l’ont aidé à rester concentré et motivé tout au long de son parcours sportif.

Messages d’espoir

Et si une ou un athlète olympique ou paralympique pouvait donner un seul conseil à une ou un jeune qui rêve de participer aux Jeux olympiques ou paralympiques, quel serait-il? 

Mary-Sophie Harvey répond d’emblée : « a happy swimmer is a fast swimmer (une nageuse ou un nageur heureuse ou heureux est une nageuse ou un nageur rapide). Je lui dirais d’arrêter de se mettre de la pression, de se rappeler pourquoi elle a commencé la natation et de retrouver le plaisir de ce sport. L’important est de se concentrer sur le processus, pas les résultats. Les obstacles à venir la rendront plus forte. Même si elle pense que ses meilleures années de natation sont derrière elle, elles sont en fait devant. Son moment viendra, il faut juste être patiente. » 

Pour Philippe Vachon, la réponse se trouve dans la persévérance. De son côté, il aura fallu 14 ans d’efforts pour réussir à se qualifier pour les Jeux paralympiques. Son conseil va donc comme suit : « Ce ne sera pas facile. Des murs… tu vas en rencontrer. C’est en persévérant que tu auras une chance d’y accéder », dit-il. 

Se faire confiance est également l’une des clés du succès pour les athlètes et les paraathlètes. « Il ne faut pas croire ni se laisser abattre par ce que les autres peuvent penser ou dire », conseille Sabrina Duchesne, membre du Club de natation Rouge et Or de l’Université Laval, qui participera pour la troisième fois aux Jeux paralympiques. 

Dans le même ordre d’idées, Philippe Vachon souhaite partager un message aux autres paraathlètes : « Oui, tu as un handicap. Cela peut rendre ton objectif différent, mais cela ne signifie pas que tu ne pourras pas l’atteindreOui, ça risque fort bien de faire en sorte que ton objectif soit plus difficile et plus long à atteindre, mais ça ne veut pas nécessairement dire que tu ne pourras pas atteindre ton but. Si tu t’adaptes et que tu es résilient, tu vas pouvoir y arriver », explique le nageur du Club de natation Mégophias. 

« Beaucoup de succès commencent avec une bonne mentalité et un esprit positif. Il est important d’essayer de toujours être celui ou celle qui travaille le plus fort dans l’eau », suggère Patrick Hussey. Pour Clémence Paré : « Travailler fort, et surtout, s’amuser. » Pour elle, le plaisir dans l’effort est le meilleur moteur pour atteindre les sommets.

En terminant, le parcours d’Aurélie Rivard ne se limite pas aux performances athlétiques. Aurélie est également une source d’inspiration et un modèle pour les jeunes, en particulier pour ceux qui font face à des défis similaires aux siens. Elle les encourage à faire preuve de persévérance, de flexibilité et d’ouverture aux différentes occasions, en gardant en tête que ces qualités peuvent mener à des réalisations extraordinaires. « Il n’y a pas qu’un seul chemin vers le succès », exprime-t-elle. 

Les Jeux de Paris en 2024 marqueront sa quatrième participation aux Jeux paralympiques, un exploit qui témoigne de sa longévité et de sa résilience en tant qu’athlète. À travers ses succès et son engagement, Aurélie Rivard continue de briser les barrières et de redéfinir ce que signifie être une athlète paralympique, inspirant ainsi des générations d’athlètes à venir.

C’est avec fierté que toute l’équipe de la Fédération de natation du Québec félicite à nouveau les 10 personnes sélectionnées pour les Jeux olympiques et paralympiques. Bon succès à toutes et à tous!

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